Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 23:00
Soyons clair sur une chose : à mon niveau de connaissance, aucune étude scientifique n'a pu montrer l'efficacité indiscutable de l'homéopathie et, le cas échéant, les mécanismes d'actions thérapeutiques mises en place.

Je ne reviendrais que rapidement sur la guerre des pro et des anti homéopathie. Dès ces fondements, l'homéopathie a été mise à mal par une grande partie de la communauté scientifique, médicale et pharmaceutique. Non seulement pour la révolution que cela provoquait mais aussi par la personnalité de Samuel Hahnemann. Tout ceci ne s'arrange pas, certain allant jusqu'à traiter cette méthode de "sectaire" (ici). D'autres ont repris des études montrant que ça marchait pour finalement montrer, après quelques manipulations statistiques, que ça ne pouvait plus marcher (). Enfin, contre vents et marées, Jacques Benveniste a tenté de mener à bien sa théorie de la mémoire de l'eau pour montrer que, oui, ça marchait bel et bien (ici).

Dans cette histoire, je peux trouver autant d'articles qui montrent son efficacité que l'inverse. Autant dire que ça ne servirait à rien. Seul le vécu ici compte.

Ca fait donc 14 ans que je me soigne par homéopathie. Je suis vraiment impressioné par l'efficacité que ça peut avoir sur les états fébriles (fièvre, nausée, hypoglycémie, problèmes digestifs) , sur le traitement de la varicelle,  les conséquences d'un décalage  horaire.
Par contre, ça ne marche pas pour les maux de tête et avec un peu d'aide (acupuncture et magnétisme) pour les problèmes musculaires et tendineux.

Le bilan est donc globalement positif. Surtout sur l'absence de dépendance, d'effets secondaires et par son coût très faible.

Pour ceux qui pourrait rester sceptiques, voici trois questions :
- pourquoi le gouvernement continue de rembourser ces granules de sucre ?
- pourquoi l'homéopathie fait partie intégrante des écoles de médecine ?
- pour destabiliser l'argument de l'effet placebo, pourquoi l'homéopathie marche chez les bébés et les animaux  ?
 
Par sebasan - Publié dans : Homéopathie
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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /Juil /2006 15:37
L'Organon a été rédigé par Samuel Hahnemann, inventeur de l'homéopathie, et fait part de sa manière de concevoir le processus thérapeutique et le rôle du médecin dans le soin. Il pose les principes de base de cette méthode thérapeutique.

On peut y voir son côté humaniste, sa volonté d'être rigoureux dans sa méthode mais aussi sa répulsion des méthodes conventionnelles de la médecine.

En voici quelques extraits.


"1° La première, l'unique vocation du médecin est de rendre la santé aux personnes malades; c'est ce qu'on appelle guérir.

 

"2° Le bel idéal de la guérison consiste à rétablir la santé d'une manière prompte, douce et durable, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible, en procédant d'après des inductions faciles à saisir.


"9° Dans l'état de santé, la force vitale qui anime dynamiquement la partie matérielle du corps exerce un pouvoir illimité. Elle entretient toutes les parties de l'organisme dans une admirable harmonie vitale, sous le rapport du sentiment et de l'activité, de manière que l'esprit doué de raison, qui réside en nous, peut librement employer ces instruments vivants et sains pour atteindre au but élevé de notre existence.

 

"14° De tous les changements morbides, invisibles, qui surviennent dans l'intérieur du corps, il n'en est aucun que des signes et des symptômes ne fassent reconnaître à l'observateur attentif. Ainsi l'a voulu la bonté infiniment sage du souverain conservateur de la vie des hommes.

 

"19° Les maladies n'étant que des changements dans l'état général de l'homme, la guérison n'étant possible non plus que par la conversion de l'état de la maladie en celui de santé, on conçoit sans peine que les médicaments ne pourraient guérir les maladies, s'ils n'avaient la faculté de changer l'état général de l'homme, consistant en sensations et actions, et que c'est uniquement sur cette faculté que repose leur vertu curative.

 

"20° On ne peut reconnaître en elle-même cette force immatérielle cachée dans l'essence intime des médicaments et qui leur donne la faculté de modifier l'état du corps humain, et par cela de guérir les maladies. Ce n'est que par l'expérience, par l'observation des effets qu'elle produit en agissant sur l'état général de l'économie, qu'on parvient à la connaître, et à s'en faire une idée claire.

 

"22° Il s'ensuit que pour anéantir la totalité des symptômes d'une maladie, il faut chercher un médicament qui ait de la tendance à produire des symptômes semblables ou contraires, suivant qu'on a appris par l'expérience que la manière la plus facile, la plus certaine et la plus durable d'enlever les symptômes de la maladie et de rétablir la santé, est d'opposer à ces derniers des symptômes médicaux semblables ou contraires.

 

"23° Or, toutes les expériences pures, tous les essais faits avec soin nous apprennent que des symptômes morbides continus, loin de pouvoir être effacés et anéantis par des symptômes médicinaux opposés réapparaissent au contraire plus intenses qu'ils n'avaient jamais été, et aggravés d'une manière bien manifeste, après avoir semblé, pendant quelque temps, se calmer.

 

"25° Le seul infaillible oracle de l’art de guérir, l'expérience pure, nous apprend, dans tous les essais faits avec soin, qu'en effet, le médicament qui, en agissant sur des hommes bien portants a pu produire le plus de symptômes semblables à ceux de la maladie dont on se propose le traitement, est celui qui convient pour la guérir; elle nous apprend que tous les médicaments guérissent les maladies dont les symptômes se rapprochent le plus des leurs.

 

"26° Ce phénomène repose sur la loi naturelle de l'homéopathie, loi méconnue jusqu'à présent, quoiqu'on en ait eu quelques vagues soupçons, et qu'elle ait été dans tous les temps le fondement de toute guérison véritable.

 

"34° Avant tout il faut, pour qu'une guérison s'effectue qu'il y ait la plus grande similitude possible entre la maladie qu'on traite et celle que le médicament à l'aptitude de susciter dans le corps humain.

 

"53° Les guérisons véritables et douces ont donc lieu par la voie homéopathique, parce que cette voie repose sur une loi éternelle et infaillible de la nature.

 


"67° Ces vérités incontestables s'offrent d'elles-mêmes à nous quand nous interrogeons la nature et l'expérience. Ce n'est que dans les cas extrêmement pressants où le danger que la vie

court et l'imminence de la mort ne laisseraient point le temps d'agir à un médicament homéopathique, qu'il est permis et convenable de commencer au moins par ranimer l'irritabilité et la sensibilité à l'aide de palliatifs.

 

"108° Il n'y a donc pas de moyen plus sûr et plus naturel, pour trouver infailliblement les effets propres des médicaments sur l'homme, que de les essayer séparément les uns des autres et à des doses modérées, sur des personnes saines et de noter les changements, les symptômes et les signes qui résultent de leur action primitive, surtout sur l’état physique et sur le moral, c'est-à-dire les éléments de maladie que ces substances sont capables de produire. Toute la vertu curative des médicaments est fondée uniquement sur le pouvoir qu'ils ont de modifier l’état de l’homme, et ressort de l'observation des effets qui résultent de cette faculté.

 


Par sebasan - Publié dans : Homéopathie
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Mercredi 5 juillet 2006 3 05 /07 /Juil /2006 15:15

Petit à petit, recherche après recherche, Hahnemann met en avant le principe des similitudes, entrant en contradiction avec les pratiques de l’époque (et encore en vigueur actuellement) : le principe des contraires.

 

Utiliser à petite dose, une plante soigne les troubles qu’elle provoque chez un sujet sain.

 

IL estime alors que la médecine doit être simple, copiant les principes de la Nature. « Plus nos recettes sont compliquées plus l'obscurité devient grande... Il me semble que le chef-d’œuvre de l'art est de prescrire les médicaments à propos et non de les entasser pêle-mêle. » Au regard de la taille impressionnante des ordonnances actuellement, il s’arracherait les cheveux…

 

En réalité, ce concept n’est pas nouveau car Hippocrate en son temps disait : « La maladie est produite par les semblables et par les semblables que l’on fit prendre, le patient revient de la maladie à la santé. » Cette idée a d’ailleurs fait son chemin tout au long de l’histoire de la médecine (Moyen-Age, Renaissance) ; Samuel Hahnemann a été le premier a véritablement faire des expériences scientifiques et à le démontrer. Et, après mûre réflexion, ce même principe est utilisé aujourd’hui avec la vaccination !

 

Hahnemann fait alors la synthèse de la pratique médicale en distinguant deux philosophies :

-         le soin du symptôme,

-         le soin de la cause du symptôme.

 

Par la simplicité de ses prescriptions, il se met à dos tous les pharmaciens qui voyaient « leur pouvoir thérapeutique » mis à mal, d’autant plus que le médecin-rebelle préparait lui-même les médicaments. Mais ce que ne comprenaient pas le corps médical est la subtilité du traitement proposé par hahnemann. Certes, il faut prendre en compte la maladie dans un traitement mais il faut aussi prendre en compte le malade. Un même symptôme (la fièvre par exemple) ne peut pas être traité avec le même remède.


 


En dehors du corps médical, Hahnemann connaît un succès grandissant de par les soins qu’il procure. Il s’installe dans une grande bâtisse à Torgau où il met au point un nouveau traité de médecine qui paraît en 1810 : l’Organon (article à venir).

 

Ainsi pourrait se résumer la pensée de Samuel Hahnemann :

 

La santé, c'est l'harmonie, le parfait équilibre de toutes les fonctions, de l'activité et du sentiment.

La maladie, c'est l'aboutissant d'un déséquilibre qui atteint l'individu tout entier. C'est la traduction de deux forces qui se heurtent. L'une maléfique, qui désagrège; l'autre bénéfique qui compense.

Le médecin voit, écoute, observe, examine, note. Il interroge malade et entourage, s'informe des antécédents héréditaires et collatéraux.

Il considère les conditions d'habitat et de vie, les habitudes du malade, l'influence du temps, des saisons, du climat du soleil, de la lune, des années.

A l'état présent, chaque symptôme doit être retenu, approfondi. Chaque trouble doit être noté avec son siège, ses modalités les conditions d'aggravation et d'amélioration, son horaire, son rythme.

Chaque appareil est interrogé avec la même minutie. En dernier lieu les symptômes sont classés et valorisés.

C’est avant tout le malade en non la maladie qu’il faut traiter et soigner.

 

Après quelques années de recherches, de pratiques et de provocations avec le corps médical classique, la renommée d’Hahnemann fut si grande que l’homéopathie commençait à prendre une place importante dans les pratiques médicales. On assiste alors à la fondation de la « Société des médecins homéopathes ».

 

A la fin de sa vie, Hahnemann connaît un énorme succès auprès de l’aristocratie – sans doute plus par effet de mode que par conviction. Mais tous reconnaissent le succès de ses soins. Goethe lui rendra un vibrant hommage.

 

Malheureusement, certains médecins peu scrupuleux vont profiter de cette vague pour se déclarer « pseudo-homéopathes » et perturber la bonne pratique de cette médecine.


 


Cela n’empêche pas ce mouvement de se lancer à travers toute l’Europe. Si elle rencontre un succès auprès des utilisateurs et de certaines écoles de médecine, et bien qu’elle soit reconnue par le gouvernement, l’homéopathie continue de susciter la controverse.

Les prochains articles se concentreront sur la recherche en homéopathie.
Par sebasan - Publié dans : Homéopathie
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Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /Juil /2006 18:55



Le 10 avril 1755 est le jour qui vit naître, à Meissen (Saxe, Allemagne) l’homme qui réformera un pan de la médecine et qui continue de créer encore aujourd’hui beaucoup de remous et de controverses. Issu d’une famille relativement modeste, Samuel Hahnemann fut élevé avec la sévérité paternelle, la douceur maternelle, la rigueur d’un travail bien fait et une foi certaine.

 

Doué de capacités d’apprentissage extraordinaires, il savait lire le grec à l’âge de 12 ans. En plus de l’allemand, il maîtrise parfaitement l’anglais, le français et l’italien.

 

" L'air, l'eau fraîche et le mouvement libre en plein air sont, en règle générale, les conditions essentielles du bien être. "

 

Il arrive à 20 ans à Leipzig où il tente toutes les voies universitaires possibles, à la recherche de sa voie. Son talent pour les langues l’aide à subvenir à ses besoins grâce à la traduction de nombreux livres. Après de nombreuses tentatives, il finit par choisir la poursuite d’études médicales. Mais Leipzig n’étant pas doté d’hôpitaux dignes de ce nom, il partit à Vienne pour continuer son apprentissage du soin. Il se fait alors remarqué comme étant un des seuls à rester très tard dans les couloirs de l’hôpital et à apporter une grande bienveillance envers les malades.

 

Après de longues périodes de dénuement, il fait la rencontre hasardeuse d’un riche héritier dont il devient le bibliothécaire et le médecin particulier. Il suit alors son protecteur à Hermannstadt où il s’installe et se crée, par ailleurs, une clientèle qui apprécie en lui son dévouement et son écoute.

 

" Mes amis, vous pouvez sortir d’ici, je suis incapable de vous soulager de vos maux et de vous guérir ; je ne veux pas vous voler votre argent"

 

Devenu membre de la franc-maçonnerie, il termina sa thèse de médecine et s’installa à l’Université d’Erlangen. Il reste néanmoins conscient que les cours de médecine, à l’époque, sont insuffisants pour être véritablement un bon thérapeutes, la plupart des médecins exerçant sont surtout des dangers pour les malades !!

 

Sa rigueur intellectuelle le contraint à abandonner son métier pour partir dans les mines. Il s’installe à Dessau et y rencontre sa future épouse. Il se consacre de plus en plus à la chimie même s’il continue de publier des articles médicaux – qui sont en fait des critiques positives ou négatives des pratiques médicales de l’époque. Il sera par ailleurs l’auteur de nombreux traités sur les toxiques, qui serviront de référence dans la chimie judiciaire.

 

La fragile santé de ses enfants le contraint à s’installer dans la banlieue de Leipzig où l’air y est plus sain et la vie plus économique. Car malgré ses problèmes financiers, il refuse de pratiquer la médecine, qu’il estime dangereuse, malgré sa très bonne réputation.

 

"Puisqu'il y a un Dieu, un Dieu bon, qui est la bonté, la sagesse même, il doit y avoir un moyen, créé par lui, d'envisager les maladies sous leur véritable point de vue et de les guérir avec certitude".

 

C’est en traduisant un livre « La matière Médicale de Cullen » que lui vient une idée fulgurante. L’auteur révélait certains paradoxes du traitement par le quinquina, selon les doses employées. Il décida alors, comme un scientifique, de tester les effets du quinquina sur lui-même et d’autres personnes. Il aboutit à la conclusion suivante :

 

Le quinquina, qui détruit la fièvre, provoque chez le sujet sain les apparences de la fièvre.

 

Cette découverte fera un tollé dans l’Europe. Hahnemann continue alors ces travaux avec encore plus de minutie. Il répète ses expériences de multiples fois, et avec d’autres médicaments.

 

Face à cette révolution médicale dont il pressent l’importance, il doit faire face aux critiques appuyées du corps médical, à la fois jaloux de cette découverte et revenchard par rapport aux critiques d’Hahnemann sur la pratique de la médecine.

 

...

 

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Mercredi 21 juin 2006 3 21 /06 /Juin /2006 18:51

Le Moyen-Age puis la Renaissance voient la médecine se développer par des connaissances accrues sur l’anatomie du corps humain. Néanmoins, l’explication de son fonctionnement reste sous le contrôle de l’Eglise. Toute pensée déviante est bannie. Ainsi, Michel Servet ayant expliqué que le sang veineux est d’abord épuré par les poumons avant de revenir au cœur, sera brûlé avec tous les écrits qu’il aura rédigés.

 

La chirurgie est considérée comme un travail manuel, dénigrée par les médecins qui parlent le latin. Ces derniers se regroupent en Collège et tentent progressivement de s’affranchir de l’Eglise. Les maladies mentales sont étudiées comme toutes autres maladies. Les villes s’organisent pour mettre en place la balnéothérapie.

 

Le XVIIème siècle est un tournant dans l’histoire de la médecine. C’est le siècle de la raison. Les croyances sont bafouées pour ne laisser place qu’à l’observation, l’analyse et la réflexion. Le corps humain n’est plus considéré que comme une machine dont on tente d’en comprendre le mécanisme. Chaque organe est vu comme une pièce du moteur.

 

Ceci n’empêche pas pour autant la persistance d’une vision métaphysique par certains courants de la médecine. Au XVIIIème siècle, le courant animiste affirme qu’en plus des échanges physico-chimiques, un « élan vital » donne vie à toute la mécanique.

 

En plus d’une meilleure connaissance du corps humain, les conditions de vie s’améliorent surtout grâce à une meilleure hygiène de vie et  à une meilleure alimentation. La médecine classique, telle que nous la connaissons actuellement, triomphe dans le domaine chirurgical et dans le traitement de symptômes. Restreinte par une vision mécaniste du corps, elle pêche dans la considération des troubles psychosomatiques, chroniques et dans le traitement des maladies mentales.

 

Par ailleurs, loin de dénigrer le succès de la pharmacopée actuelle, il est indéniable que nous sommes encore tous dépendant des effets secondaires de certains traitements lourds. Il n’est pas rare de voir certaines ordonnances de 5-6 médicaments : 1 ou 2 étant nécessaire au soin de la maladie, les autres étant là pour traiter les effets secondaires.

 

La médecine occidentale est d’abord et avant tout une médecine « d’urgence », de traitement du symptôme. Seule la vaccination relève de la vision préventive de la médecine moderne. Elle doit donc être complétée par d'autres types de médecine.

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Dimanche 18 juin 2006 7 18 /06 /Juin /2006 18:30

La médecine moderne, telle que nous la connaissons et pratiquons, est née en Grèce antique. Au VIème siècle avant J.C., les philosophes naturalistes ont été les premiers à « laïciser » la médecine, en la séparant de tout pouvoir divin. Parmi ces pionniers, nous pouvons notamment citer :

-         Pythagore qui définit 4 éléments constitutifs de notre corps – l’air, l’eau, le feu et la terre,

-         Alcméon qui est le premier à faire des dissections sur l’animal et découvre les nerfs optiques.

 

Ce n’est qu’un siècle plus tard qu’Hippocrate établit un protocole d’examen du patient. Aujourd’hui, tous les médecins prêtent serment sur le texte d’un homme qui pensait que l’homme était un ensemble de différentes énergies et éléments :

-         quatre éléments fondamentaux (le feu, l'eau, la terre et l'air),

-         quatre caractères (le chaud, le froid, le sec et l'humide),

-         quatre humeurs (le sang, la lymphe ou phlegme, la bile jaune et la bile noire).

 

Il faut attendre le IIIème siècle avant J .C. pour que des anatomistes d’Alexandrie pratiquent la dissection chez l’homme. Seront ainsi étudiés : le système nerveux, le système vasculaire et le cerveau. Empreinte de mysticisme et de mythologie, la pensée grecque reste néanmoins peut ouverte à ces nouvelles découvertes, qui bouscule encore trop violemment la culture grecque. Avec l’essor de l’Empire Romain, cette médecine « s’exporte » et se généralise. La gynécologie et l’obstétrique se développent. On voit ainsi apparaître les premiers actes d’avortement.

 

C’est lors du premier siècle de noter ère que Celse écrit le premier ouvrage complet sur la médecine. Il y distingue trois types de soins :

-         la thérapie par différents régimes alimentaires,

-         la thérapie médicamenteuse,

-         l’intervention chirurgicale.

 

Les premiers hôpitaux apparaissent en Syrie, au IVème siècle. Ouvert grâce à la charité chrétienne, on y soigne surtout la lèpre et accueille les nouveaux-nés. Le monde arabe voit fleurir les premières écoles de médecin, réputés pour être les meilleurs au monde.

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Samedi 10 juin 2006 6 10 /06 /Juin /2006 23:06

Nous avons vu que la santé est un parfait équilibre entre :

-         le corps physique,

-         les énergies chères à la médecine orientale qui semblent faire le lien entre le physique et le mental,

-         le mental (notre personnalité intrinsèque),

-         les émotions liées à notre vie extérieure (vie sociale, familiale, etc.).

 

Pour atteindre cet état d’équilibre, il existe différents outils dont il serait presque impossible d’en faire une liste détaillée et exhaustive. Nous aurons l’occasion de revenir sur chacune d’entre elles à l’avenir. Néanmoins, face à la complexité de l’être humain, il est normal de constater que la médecine se « découpe » en plusieurs grandes catégories. Je propose le tableau de synthèse suivant :




 

L’homéopathie, très controversée à juste cause, occupe la totalité de la largeur du tableau, compte tenu du large spectre thérapeutique qu’elle se propose de traiter.

Il est trivial de dire que la médecine idéale sera celle qui regroupera toutes les catégories. Existe-t-elle déjà ? Je ne le pense pas. Car, en admettant que l’homéopathie a une véritable efficacité, elle ne peut pas remplacer l’acte chirurgical ou le traitement d’urgence. En attendant mieux, on devra donc nous contenter d’aller voir plusieurs médecines pour soigner les différentes dimensions de l’être humain. Il est d’ailleurs de moins en moins rare de voir des services hospitaliers faisant appel à l’homéopathie, à des séances de soutien psychologique, à l’utilisation de la méthode « gai-rire », etc.

 

La médecine classique s’oriente vers une interaction grandissante avec le patient. Elle lui demande souvent d’écouter l’évolution de ces propres symptômes et humanise la thérapie (même si c’est loin d’être encore systématique). Le patient se voit attribuer un rôle d’acteur de sa propre thérapie, le thérapeute n’étant qu’un guide qui l’accompagne, pour une période plus ou moins longue, vers la Santé.

 

 

 

 

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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /Mai /2006 23:28

Nous pouvons aujourd’hui accéder à une infinité de thérapies différentes. La médecine classique propose autant de spécialités que d’organes, de sens et de troubles psychiques. Les médecines alternatives se multiplient et offrent autant de thérapies que d’individus : développement personnel, acupuncture, massage ayurvédique, magnétisme, rêves éveillés, etc. Chacune de ces voies avec plus ou moins de sérieux et de succès, promettent de garder ou retrouver la santé.

 

Mais c’est quoi, la santé ?

 

En allant sur le site du ministère de la Santé, vous ne trouverez aucune définition de la santé. Pourtant, on vous promet que vous l’aurez. Mais quoi ?

 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.

(Préambule à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, tel qu'adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 Etats. 1946; (Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948).

 

Si nous prenons cette définition au sens strict, qui peut se dire « Je suis en parfaite santé » ? Presque personne. Nous sommes donc tous malades. Heureux de l’apprendre …

 

Regardons alors du côté de la médecine orientale. Plus subjective que la médecine occidentale classique, sa philosophie est de concevoir la santé comme un équilibre d’énergies : Yin et Yang pour la médecine chinoise et l’acupuncture, équilibre de 3 énergies somatiques (la bile, le mucus et le vent) pour la médecine tibétaine. Ces concepts peuvent paraître étranges pour les non-initiés, car éloignés de nos concepts cartésiens occidentaux. Ils sont par ailleurs soumis à controverse de la part de la science classique qui ne dispose pas des outils pour « capter » ces énergies, en comprendre l’essence et le mode de fonctionnement.

De plus, dépendant de la sensibilité du thérapeute et de la relation thérapeute/patient, le succès de ces techniques de thérapie orientales est plus aléatoire que la médecine occidentale. Néanmoins, l’ancienneté de ces méthodes de soin et le succès grandissant à travers le monde, voire l’intérêt naissant de la science pour les étudier, montrent qu’une certaine conception de la santé et de la maladie résonne dans la tête des gens même si elle est partiellement incomprise.

 

Dans le milieu hospitalier, il est souvent reconnu que les médecins meurent d’une maladie liée à leurs spécialités : problème cardiaques pour les cardiologues, dégénérescence cérébrale ou attaques cérébrales pour les neurologues, cancer pour les cancérologues, etc. Je ne crois pas que des études aient été menées là-dessus mais c’est en tout cas une des constatations qui a cours dans le monde médical. Etrange …

 

D’un autre côté, il n’est pas rare d’entendre que de grands maîtres spirituels souffrent de tels ou de tels maux. Pourtant reconnu pour leur profonde connaissance du monde et de la pertinence de leurs propos, cela n’empêche pas la maladie de se manifester physiquement.

 

Dans ce flou artistique, on est en droit de se demander si « la santé » existe vraiment. Peut-être en avons-nous une mauvaise interprétation ?

 

Tout se passe comme si notre vie était de constamment acquérir un nouvel état de santé qui serait un équilibre entre, comme le dit l’OMS, le physique, le psychique et le social. Au sein du psychique, nous pouvons y placer les différents types d’énergies répertoriées par les médecines orientales. Nous avons tous eu des expériences ou des épreuves dans nos vies qui nous font évoluer. Ceci constitue notre santé psychique et sociale. Il en est de même pour la santé physique.

 

Les sciences fondamentales nous informent que le monde est en constante évolution, rien n’est figé, tout évolue constamment. Notre corps et notre mental participent de ce même processus. Beaucoup de personnes disent que, « grâce » à la maladie, ils découvrent un certain sens à la vie, en tout cas « comprennent » que certaines de leurs priorités étaient mal placées (argent et travail étant placés le plus souvent avant la famille, les amis et les hobbies).

 

La santé apparaît donc comme un leurre. Elle est certes un but à atteindre et dont tout le monde rêve. Mais tout se passe comme si c’était le processus de guérison qui importait le plus. Mais au final, pour comprendre quoi ?

 

Pour finir, j’aimerais poser certaines questions qui trouveront peut-être une réponse dans les temps à venir.

-         pourquoi certains fumeurs n’ont jamais de cancer des poumons ou de problèmes respiratoires et/ou cardiaques ?

-         pourquoi des grands sportifs ou des personnes qui prennent soin d’eux, y compris des « maîtres » spirituels (encore faut-il définir ce terme) tombent subitement malades ?

-         pourquoi, à traitement égal, certains guérissent et d’autres pas ?

-         la maladie enclenche-t-elle une prise de conscience qui mène à la guérison ou bien la guérison aide-t-elle à la prise de conscience pour faire évoluer notre vie vers tel ou tel chemin ?

Par sebasan - Publié dans : General
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 23:06
La science du troisième millénaire devra intégrer l'humain dans sa réflexion et son développement.

Les premiers humanidés axaient leurs vies sur la Nature, seule capable d'assurer leurs survie. Puis, suivant l'évolution des consciences, les religions polythéistes puis monothéistes ont vu le jour. La compréhension du monde extérieur, et intérieur, n'était alors basée que sur les traditions orales et sur les textes sacrés. Entre parenthèses, on pourrait en dire beaucoup sur ces textes tant leur validité (et leur interprétation) ont été la source de bien des erreurs et demalheurs.

Justement, au cours de la Renaissance, dans le monde Occidental en tout cas, le fait religieux commence à perdre de sa main-mise sur la bien-pensance. La corruption de l'Eglise et les petites affaires mettent à mal la place de référence qu'elle occupait. Le siècle des Lumières et les débuts de la recherche scientifique montrent qu'il n'est plus nécessaire de croire mais que la pensée logique et réfléchie mènent à toutes les victoires.

Progressivement, la science est devenue la nouvelle religion. Montrant plus de victoires que les religions sur le quotidien des hommes, elle a amélioré aussi bien les conditions de travail que montré des progrès sanitaires et médicaux. Pourquoi alors croire en un Dieu qui semble bien absent et dont seule la science semble apporter des solutions aux malheurs de ce monde ?

Et pourtant, le progrès technique n'a pas toujours été positif. Le XXème siècle a vécu deux des guerres les plus meurtrières de tous les temps. La deuxième s'est même soldée par l'utilisation de l'arme nucléaire contre les Japonais. La Guerre Froide entre les USA et l'URSS a été l'enjeu de plusieurs déstabilisations mondiales (baie des Cochons, dictature et putsh pro/anti communistes, guerre de Corée, guerre du Vietnam, guerre d'afghanistan, etc.). Puis est venue l'ère du terrorisme internationale avec l'effondrement des tours du World Trade Center, la guerre contre les talibans afghans, guerre en Irak, etc. Maintenant, tous les regards se tournent vers l'Iran.

Aujorud'hui, la science est trop liée à des intérêts politiques et financiers. Saura-t-elle proposée à temps une solution contre le réchauffement climatique, contre la crise du pétrole, contre la course à l'armement nucléaire ? Elle semble aussi desemparée face aux grandes maladies : SIDA, cancer, grippe aviaire.
D'un autre côté, le développement technologique est tel que, si on veut rester dans le "coup", il faut changer d'ordinateur tous les 6 mois, de PDA, de téléphones portables, de lecteurs mp3, de voitures. La course au tout-technologique est de plus en plus effreinée. Nous pouvons même craindre de nouvelles maladies liées à une pollution électro-magnétique grandissante dans les prochaines années.

Mais ne soyons pas défaitistes pour autant, tout ne va pas si mal. Il ne tient qu'à nous de faire changer les choses.  Il existe déjà plein de solutions à beaucoup de problèmes, certaines sont plus faciles à mettre en oeuvre que d'autres, c'est juste une question de volonté.


"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme"

Par attirance personnelle, je me suis penché sur la manière dont la science pouvait apporter un regard différent sur l'homme et proposer des solutions nouvelles sur d'autres outils de guérison.

Ce blog deviendra donc une vitrine de présentation de plusieurs théories qui ont eu cours ou qui sont en plein développement. Si effectivement, il sera parfois nécessaire de faire part de la dimension philosphique (donc abstraite), l'essentiel du propos sera axé sur le FAIT, la LOGIQUE, la VALEUR SCIENTIFIQUE. Libre à chacun de croire ce qu'il veut, mais nous ne pourrons avancer que sur du concret.

Si vous avez entendu parler de tels ou tels travaux, vous pouvez me les envoyer par mail (seb.basan@yahoo.fr). Au-delà de la présentation des travaux, c'est avant tout le partage et la discussion autour des idées qui sont intéressantes et auxquelles je vous invite.
Par sebasan - Publié dans : General
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